~PoupéeFéelée~

L'écume des Mots...

31 décembre 2009

~Parce que 2009 touche à sa fin~

Voici un petit message ici pour souhaiter à tous une agréable annnée 2010, en espérant qu'elle soit meilleure que celle-ci ^^
Je vous retrouve l'année prochaine pour de nouveaux articles, en direct de mon nouveau joujou : mon notebook acquis il n'y a pas longtemps (deux jours XD) que j'ai affecteusement renommé "pomme de pin" je ne sais pas pourquoi XD

Je souhaite une bonne année à mes ami(e)s, ma famille, à mon futur amoureux (je t'aurais je te le jure), à mes chats ect...

Enjoy~

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14 décembre 2009

~Hiver~

L’hiver est là, je le sens. Son froid pénètre ma chaire, glace mes os jusqu’à la moelle. Le ciel est gris et terne, sans lumière, sans vie. On entend la bise qui souffle, agressant la nature et nous, les êtres vivants. Les feuilles roussies jonchent le sol, détrempées. La vie semble s’être éteinte, les rues sont désertes. Je me sens seule.

Je suis assise sur un banc, il est humide autour de moi. Autant de perles d’eau que d’étoiles dans ma tête.

Je lis Rimbaud. Je me laisse guider par sa métrique, j’entends une voix suave qui me la murmure dans ma tête. Je me sens rien ou si peu devant tant de beauté.

Je souffle sur mes mains, regarde les veloutes de fumées qui sortent de mon corps. Elles ondulent un moment, s’entremêlant puis se dissipant. Souvent, je reste là, je divague et je rêve, je lis ou alors je réfléchis.

J’aime ce moment d’intimité, de repli sur moi-même. Cet hiver est rude et mes sorties vont se faire plus rare jusqu’à ce que l’époque de la reverdie revienne, immense cycle naturel.

 

En attendant, je me lève, je rentre retrouver mon amour, mon chat et la chaleur de mon appartement.

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10 décembre 2009

~Innocence~


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Le sol est froid, le bitume malfaisant. Le poison coule dans ma gorge tirant peu à peu mon corps vers la mort. Je vois les anges aux visages difformes, éclatant de lumière, les oiseaux noirs me semblent plus accueillent. Le jais de leur chevelure est plus attirant, plus profond que cette aveuglante clarté.

Mon corps engourdi accuse les années de coups, ecchymoses, hécatombe.

Je sombre.

 

J’ai été marchandise de plaisir et de dépravation, unité de toutes les attentions. Mon rêve a été de procurer aux hommes la jouissance corporelle.

Une nuit, une rencontre, le bonheur, une erreur, la punition. Mon patron m’a une fois dit que je n’étais pas le type de fille que l’on sort si l’autre ne possédait pas compte en banque et portefeuille garnis. Ma clientèle a été luxueuse mais cela n’a jamais évité les coups : les demandeurs les plus riches ont été les plus dégénérés. Il a fait une erreur, il nous a unis.

 

Ma mémoire commence à fléchir mais je ne veux pas échouer, pas maintenant, je veux me souvenir, avant de mourir, de ce bonheur, unique dans ma vie.

 

Ses cheveux noirs tombant de chaque côté de ses épaules longeait son visage pâle et pensif. Il a observé d’un œil distrait le show glamour des danseuses. Je me souviens, intégralement vêtu de noir, ses yeux fauves fixes, dures attendaient la fin. Mes « sœurs » c’est ainsi que j’ai appelé mes collègues devaient faire leur apparition après le spectacle se proposant au gratin.

Je n’ai pu quitter son visage comme point de mire, l’observant discrètement derrière le lourd rideau de velours couleur nuit. A plusieurs reprises, pourtant, j’ai eu l’impression que nos regards se croisèrent. Un sentiment étrange est né et m’a donné l’envie irrésistible de le sentir contre moi. J’ai eu chaud, si chaud. La chasse a commencé. Qui était-il ? Que faisait-il ici seul ? Mon patron s’est approché de lui… peut être que cette nuit… non il ne fallait pas trop espérer de peur d’une amer déception.

A plusieurs reprises, il a secoué la tête négativement, visiblement peu intéressé mais à force de persuasion, visiblement, il a fini par accepter : peut être afin de retrouver sa tranquillité, peut être parce qu’il a su toucher juste. Une liasse de billets est posée sur la table. Un signe et j’ai approché. Plus mes pas m’ont amené à lui plus l’angoisse a grandi en moi tout en ayant l’impression d’étouffer comme si quelqu’un avait tenté de m’enfoncer la tête sous l’eau et de m’y faire rester.

J’ai déambulé doucement entre les tables et j’ai senti le regard envieux des hommes sur mes courbes. Seul mon « ami » est resté de marbre, en apparence en tous les cas, me regardant presque accusateur puis admirant, malgré lui, ma beauté. Il s’est levé, m’a attrapé le poignet et m’a tiré à l’extérieur.

 

Je lutte, doucement contre les trous de ma mémoire. Si je dois mourir ce soir, je veux qu’il soit ma dernière pensée.

Mais j’ai froid, si froid maintenant.

 

La voiture était proche, il l’a débloqué et m’a laissé prendre place à l’intérieur, à ses côtés. Je n’ai toujours pas entendu le son de sa voix, il n’a même pas pris la peine de se présenter. Etait-ce nécessaire ? Son silence pesant, ses yeux sans vie. Sa route a été son seul point d’attention. Je n’ai pas pu m’empêcher de le détailler un peu plus : grain de peau, lèvres pulpeuses et respiration régulière qui soulevait son torse. Il était si beau que je n’ai osé le toucher, de peur de le souiller de mes mains, d’effriter sa divine perfection et pourtant, j’ai tant eu envie d’épouser les formes de son corps, m’unir à lui dans cette voiture, qu’il me prenne sur ses genoux, me faisant l’amour en conduisant. L’attraction est forte. M’enivrer de lui.

Arrivés à l’hôtel, il m’a emmené dans sa suite puis dans sa chambre, toujours muet. Il s’est assis, la tête entre les mains. Je suis restée face à lui, debout et immobile, en attente de ses ordres.

« Est-ce que tu m’aimes ?

Je me suis tue, de stupéfaction. Ces mots, je n’y étais pas du tout préparée. Il a réitéré sa question.

- Est-ce que tu m’aimes ?

- Non. »

Pourquoi ai-je répondu ça ? C’est sorti tout seul, si douloureusement mais si facilement, comme un automatisme. J’ai eu l’impression de me trahir, de le trahir. Il s’est approché de moi, ses grandes mains attrapant ma taille pour la coller contre lui, déclenchant en moi des émotions confuses et déroutantes. J’avais envie de lui, j’avais peur de lui, je l’aimais… je l’aimais ?

Il a murmuré quelque chose à mon oreille que je n’ai pas immédiatement saisie.

« Cette nuit, illusionne moi de ton amour, je t’en supplie. »

Sa voix s’était cassée, retenant ses larmes. J’ai emprisonné son visage dans mes mains, j’ai capturé ses lèvres entre les miennes. Nous avons fait l’amour toute la nuit doucement, tendrement. Je revois ses paupières mi-closes, sa bouche entrouverte, son corps attaché au mien, la caresse de sa peau et ce sentiment qui grandissait en moi déchirant mon âme et ravageant mon cœur. Ce sentiment d’étouffement m’a repris, plus intense encore. Je lui répétais que je l’aimais encore et encore, tantôt sensuellement tantôt avec émotion. 

Il s’est endormi, la tête posée entre mes deux seins. J’ai écouté le battement de son cœur, calme et si régulier, son souffle contre ma chair. Les larmes ont coulé le long de mes tempes, si j’avais pu m’arracher le cœur, je l’aurais fait. Il me faisait tellement souffrir pour je ne savais quelle raison. Si tendre et si cruel.

 

Je sais que je meurs, lentement. Ma vie vaut la peine d’être sacrifiée puisqu’en retour, je l’ai rendu heureux, en tout le cas je pense. Je ne veux pas d’une fin mélodramatique, je ne veux pas qu’on pleure sur ma tombe. Je pars, la conscience plus tranquille que jamais Je n’ai pas l’impression d’avoir laissé quelque chose d’inaccompli ici. Mon seul regret c’est peut être de ne pas avoir pu répéter cette expérience à ces côtés. J’espère qu’il n’a pas oublié cette nuit, unique, durant laquelle il m'a aussi rendu vivante. Patience, je n’ai pas encore tout à fait terminé.

 

Quand je me suis réveillée le matin suivant, un froid était omniprésent dans la pièce, il avait quitté mon corps. Je me suis levée, cherchant sa trace. Adossé contre une fenêtre aux volets fermés, une ombre à peine éclairé par les rayons du jour qui ont réussi à s'infiltrer. Il m’avait observé, fumant sa cigarette. Depuis combien de temps a-t-il fait cela ? Nue, je lui ai fait face. Le lourd et pesant silence d’antan régnait. Je n’ai vu que le bout de sa cigarette incandescente et le contour de ses lèvres.

« Merci, pour cette nuit… fantastique.

- Ce fut, un plaisir, avais-je osé peu sûre de moi.

Il s’est redressé et a attrapé sa veste d’où il tira une autre liasse de billets.

- Prend, c’est pour toi.

- Cette nuit me suffit. »

Je me suis retournée fière, j’ai cherché mes vêtements, à contre cœur. Quelque part, il a gâché ce plaisir d'après, celui que l'on savoure doucement. Il est trop vite revenu dans la réalité, m'entrainant avec lui. J'ai espéré qu’il me retienne, qu’il m’allonge sur le lit m’ordonnant de rester. Nous aurions refait l’amour toute la journée, mais non. Il m’a laissé faire. J’ai senti son regard qui me scrutait. Il portait à intervalle régulier sa cigarette à ses lèvres créant des veloutes de fumée, une jambe repliée sous son bras.

Totalement vêtue, je me suis dirigée vers la porte, j’ai posé ma main sur la poignée mais il ne me retenait toujours pas.

« Tu sais, je ne jouais pas. Je t’aime, à en mourir. »

Je ne me suis même pas retournée en lui disant ça et je ne lui ai pas laissé le temps de répliquer. Je suis partie. Les rues désertes m’ont laissé le temps de retrouver mon calme intérieur, ma sérénité. Cette rencontre a été si innocente à mes yeux. Cela avait été un moment parfait où rien n’avait besoin d’être ajouté ni retranché. Je garde comme relique les quelques larmes qui ont perlé au coin de ses yeux en me faisant l’amour et que je lui disais que je l’aimais. C’était si vrai. Je me suis demandée comment il pouvait se sentir si seul alors qu’il était si aimé des femmes et pourquoi m’avait-il élu pour accomplir cette requête d’amour ? Cela est resté un mystère. Je ne regrettais rien sauf peut être ce creux au fond de moi. J’ai besoin de lui mais il est sorti de ma vie aussi facilement qu’il y était entré.

La bruine hivernale parisienne m’a aidé à réfléchir. Je suis retournée dans mon appartement. Quelqu’un y était venu. Un bouquet de roses rouges et noirs m’ont attendu accompagné d’une bouteille de champagne, ouverte et d’un petit mot « Pour fêter cette rencontre. »

Mon mac était passé, j’ai bu. Erreur.

 

J’entends, il me semble, les sirènes qui approchent, c’est trop tard maintenant et je ne veux pas qu’on me sauve. Vivre et rester loin de lui avec ce seul souvenir, ce n’est pas pour moi. Mon oiseau noir m’attend, tendant sa main vers moi. Il a son visage, c’est merveilleux, cela me rassure. Je suis bien maintenant : ni chaud, ni froid, ni douleur.

Je le sais,

Je suis morte.

 

FIN.

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05 décembre 2009

~Mon Eden~

Je ferme les yeux et je rêve. Rien n'a jamais été plus facile pour moi. Mon cerveau est une immense matrice à idées, incessante imagination. C'est pareil de l'engrais par un jardin de roses. Mon esprit un est jardin, délicat et fragile qui se laisse influencer par les intempéries de mes envies, désirs, espoirs. Il n'est, en somme, jamais à l'abri. J'ai cependant conviction que je pourrais en faire un lieu secret, le cultiver seule avec amour pour en récolter la plus belle de toutes les fleurs.
Il a souvent été dévasté par le venin d'autrui et j'ai toujours tenté de le soigner même si le temps me paraissait long.
J'ai cherché à fuir cet espace chimérique, illusoire mais irrémédiablement je retombe, m'enfonce dans les racines des mots, prisonnière.
Vivre dans mes rêves serait mon idéal, mon utopie, mon eutopie. Voir se matérialiser devant moi mes créations, pouvoir parler avec eux du "pourquoi", du "comment" en sont-ils arrivés là, ce qu'ils en pensent. Je sais qu'ils ne peuvent être totalement originaux en ce sens qu'ils intègrent une partie d'autrui qu'on leur injecte ainsi qu'une partie de nous-mêmes celle qui est la plus enfouie, la plus cachée et quelquefois la plus noire.
Quelle joie ce serait pour moi de rencontrer William Keller, Lene, même Salem et Luna. Je m'excuserais d'avoir fait d'eux ce qu'ils sont dans mon roman.

Ma tête est peut-être mon plus bel instrument et je remercie ceux qui m'aident à l'entretenir chaque jour avec patience et gentillesse, ceux qui m'encouragent à écrire et qui aiment ce que je fais. Vous participez un peu à la construction de mon jardin.

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01 décembre 2009

~La fascination du petit chaperon rouge~

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Vous vous demandez sûrement pourquoi cette fascination pour le petit chaperon rouge. Effectivement, ce n’est pas le conte de Perrault le plus joyeux qui puisse exister car il n’y a pas de « happy end ».
Après tout qu’en savez-vous ? Cette notion de fin joyeuse ou malheureuse, c’est de notre point de vue qu’on la place mais que pensez vous qu’elle ressent, red riding ? Quand on regarde de plus près le texte, il est clair qu’elle cherche intentionnellement le loup. On ne peut pas dire qu’elle soit dupe d’un grand gorille déguisé en grand mère quand même ! J’admire énormément l’interprétation qu’en a fait Gustave Doré dans ses gravures, cela retrace vraiment cette vision double de la jeune fille voulant devenir femme et tout ce jeu du loup très humanisé. J’adore les personnages ambigus et plutôt sombres. J’aime l’idée de poursuite dans les bois avec l’homme que l’on désire ardemment : c’est très excitant et me rappelle ce texte que j’ai écrit mais que je n’ai pas publié ici Cours, Chaperon, cours où je voulais vraiment retranscrire cette tension érotique (je reprends ce terme de ma chère Anginou pour caractériser mes textes) qui existe entre ces deux êtres, l’ambiguïté du loup, assez démoniaque finalement. Elle est pour moi un personnage beaucoup plus humain que toutes ces Belle au bois dormant, Blanche Neige et autres… car il est de la nature humaine d’être ambiguë, d’avoir des désirs refoulés même en étant une jeune fille ou une petite fille. Je me suis finalement attachée à elle.
Il y a un film que j’aime beaucoup et qui est adapté du mythe du petit chaperon rouge c’est La Compagnie
des loups réalisé par Neil Jordan (il a également fait un autre de mes films préférés Entretien avec un vampire). Ce film est tiré d’un livre d’Angela Carter La compagnie des loups paru chez Point (donc au Seuil, et non je ne vous donne pas tout pour que vous l’achetiez !) qui contient plusieurs histoires tirées de contes. C’est très intéressant de connaître le point de vue d’autrui et surtout de connaître les interprétations selon le temps et les régions.


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21 novembre 2009

~1ere Folie~

Pourquoi "la folie des Sages" ?
J'ai décidé de rajouter cette catégorie afin de vous faire partager toutes les phrases amusantes, fines ou... enfin vous aurez deviné, c'est la petite pause détente (style caméra caché).
Par respect de l'anonymat de nos stars du "comique"; je ne révèlerais pas leur nom.
Peut être que cela ne vous fera pas rire, mais si c'est le cas, c'est parce qu'il fallait être dans le contexte.

 

"une chausse souris : ouais une grolle qui se marre"
"Le jour où La Fontaine a vu la tortue dépasser le lièvre c'est parce que ce dernier était en cage"
"Lâche moi la queue, sinon je te fous un coup de boules"
"Mickael Jackson en meumeuh zen"
"Jésus est un World Apart parce que "I come back""
"Tom est cochonneur de minou"
"Pour une femelle cochon d'inde on dit quoi ? madame cochon d'inde, cochonne d'inde ou cochon du gange ?"
"Tu crois qu'il y a des grossesses inexpliquées, à part Marie parce qu'elle c'est la plus connue"
"Mais qu'est ce que tu fais là ? Tu vois pas, je compte les tâches de cambouis sur le plancher."
"C'est propre et ça sens bon, qu'est ce que tu as mis ? Rien, j'ai ouvert la fenêtre."
"un blond un peu vert."
"Tom [Kaulitz] est un t-rex végétarien."
"Je suis pas complétement loin."
"Van In était convaincu que son supérieur était con à en manger du foin" [citation du livre de Pietre Aspe, très bien d'ailleurs ce livre, c'est La quatrième forme de Satan ]
"des cheveux on en a plein la tête."
"Montaigne pense en latin."
"Galilée n'avait pas envie de mourir."
"Payer des impôts c'est le contraire de la fusion du corps et de l'esprit."
"Proust parlait comme il écrivait : on devait rien comprendre."
"Quand vous entendrez Montaigne, quand vous vous apercevrez qu'il n'est pas mort, vous le comprendrez."
"Familiarisons-nous avec Mich'"
"Stoicisme : la philosophie des durs et des tatoués"
"Montaigne est élu maire alors qu'il prend le soleil en Italie en mangeant des melons."
"Quand je passe devant la statue de Montaigne je dis : "Salut Michel"".
"Il fait chaud en Aout à Paris mais ça mène pas forcément au meurtre." [à propos de la St Barthélémy]

 

C'est tout mais promis y en aura bientôt d'autres... ^^'

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12 novembre 2009

~Mon Flou Artistique~

Il y a des nouvelles qui sont agréables, d'autres moins et d'autres encore vraiment détestables. Il faut apprendre à vivre avec chaque jour, oublier ce qu'on était et regarder droit devant soi ce qu'on sera demain.
Je regarde et j'ai l'impression d'un immense brouillard qui me couvrirait la vue, de marcher dans la neige et le froid. J'ai vraiment peur.
C'est ma dernière année de fac et j'ai un peu peur de me lancer complétement dans la vie active : devenir une adulte, passer le permis, que les autres vous considèrent comme une pièce de cette machine qui fait marcher notre société.
Je ne serais jamais comme les autres même si, au premier abord, ce n'a pas l'air d'être le cas. Mes expériences passées et présentes me mettent hors catégories, directement. Il y a des jours où j'aimerais être comme tout le monde, et quand je regarde le monde, je me félicite d'être différente.
Il y a ce garçon que j'aime et que je ne pourrais jamais avoir. Il aime une autre je dois l'accepter.
Je pense qu'il me faut du recul et que je cesse tout rapport avec lui le temps que mes plaies guérissent.
Moi même je dois changer, beaucoup changer.
Heureusement il y a mes amies (enfin celles qui restent : Angélique, Myrtille,...), mon petit ange (Audrey), les chats (Bill <3 et Artémis), mon frère et l'écriture.
L'écriture est un merveilleux moyens que j'ai trouvé depuis toute petite pour m'exterioriser. Je déverse cette pluie de mots, de douleur à travers eux: mes merveilleux personnages. C'est un instant magique que je ne sais comment décrire. Cette impression que plus rien n'existe autour de vous, qu'il y a seulement cette merveilleuse histoire (en tout cas pour vous) et vous. Il y a cette ivresse de se faire conduire par les protagonistes au lieu que cela soit le contraire. Je peux me passer de beaucoup de choses mais vivre sans écrire ne n'est pas consevable car c'est le lieu du rêve où tout est permis.

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20 octobre 2009

~Will you be my deathmate ?~

~Will you be my deathmate ?~

Will you be my deathmate est un projet de roman qui me tien à cœur. A l'origine, il s'agit d'une fan fiction avec Dir en grey sur le clip [KR]Cube.
J'ai retrouvé le cahier où j'avais écrit cette histoire (ou du moins, sa première partie) alors que je faisais un brin de ménage dans ma chambre (ma vie est passionnante). J'ai refeuilleté celui-ci, les cheveux se dressant sur ma tête par le style que j'avais à l'époque (non pas que mon style soit le meilleur maintenant, mais je dois dire qu'il s'est nettement amélioré !), avec une vague nostalgie de l'époque où j'écrivais des fanfics yaoi sur le visual kei. Je me suis dit qu'il fallait que j'achève ceci mais avant toute chose, il faut que je fasse des changements. De prime abord, les noms des personnages ont changé. Die est devenu Salem, Kyo William/Dark, Kaoru est devenu Zachary. Les deux autres sont devenus des femmes ! Shinya est devenue Luna et Toshiya est devenu Lene.
Tout le monde se dit "putain, elle nous gonfle avec ses personnages transmutés mais on ne sait pas de quoi cause l'histoire !" Pour résumer et pour ne pas faire de "spoiler" comme on dit, c'est une histoire de chasseurs de prime qui cherche à débusquer un réseau "mafioso" où le grand méchant est Dark, William de son vrai nom (aaaah William, je t'aime, ahem, revenons à nos moutons ou nos chasseurs ^^"). Il y a tout un jeu de secrets, d'agent double ect. Pour plus de précisions, faudra me demander, c'est déjà assez le bordel dans ma tête.
Alors pour que vous voyez "a peu près" à quoi ressemble les personnages, j'ai fait des petites dolls d'eux (c'est ça quand on a pas envie de bosser et qu'on préfère raconter sa vie sur canalblog... ou facebook !)

salem Voici Salem Wolfeyes, chasseur de prime, le chef du duo.
LunaEt voici Luna Strum, sa compagne (dans tous les sens du terme XD), chasseuse de prime.     C'est moi qui est modifié toute seule son costume (trop fière ^^v)
ludwig Zachary Grey qui est un comédien à l'origine. Il est la dernière recrut du duo Salem/Luna. Sa soeur Eva s'est faite tuée par Dark. Il servira d'agent double et n'aspire qu'à venger celle-ci.

LeneLene Schiller, c'est la compagne de Dark (le méssant mécréant ! ^o^ !) Elle est belle *_* !
williamJ'ai gardé le meilleur pour la fin ! Dark, William Keller de son vrai nom (mais ne l'appelez que Dark sinon il va s'énerver.) Qu'est ce que je peux aimer mon Darkounet d'amouuuuur <3 !
*Dark la fusille du regard*
Auteur : *___* Je t'aime.
Dark : -_-' je suis vaincu.

Je digresse là ? Non ? ^_^'

***

[EDIT] Dire qu'à l'origine, cet article devait être le récit de mes vacance d'Août puisque j'ai récupéré mes photos... ça a beaucoup dévié.

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11 septembre 2009

~Dita Von Teese~

Dita Von Teese, pour ceux qui ne la connaisse pas, est une artiste burlesque. Elle fait du strip tease (Teese) glamour et fétiche. C’est littéralement ma déesse incarné et cela va au-delà de sa beauté incontestable.

Elle est la preuve vivante que l’on peut faire du nue sans être vulgaire. Elle dégage énormément de charisme, de douceur, de volupté. Elle est très cultivée. Le glamour ne se reflète pas seulement dans ses shows mais aussi dan sa manière d’être, son comportement. C’est un véritable mode de vie. Je l’admire en tant qu’artiste mais aussi en tant de femme.

Pour moi, elle représente ce que toutes les femmes devraient être : le féminisme comme dans les fifties.

J’ai la chance inouïe de la voir en show au CRAZY HORSE SALOON le 13 Février de cette année 2009 et c’est avec empressement que je la revois ce soir au Casino de Paris parmi toutes les danseuses burlesques dans un spectacle se nommant Gentry.

Je possède son livre : l’art du glamour et l’art du fétiche où elle explique les tendances des années 20 à 80 a peu près et de mémoire mêlé à des anecdotes personnelles.

Je vous invite à découvrir cette magnifique PIN UP des temps modernes grâce à qui on retrouve de cette féminité perdue.

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03 septembre 2009

~Troisième Romance l'élégance de l'hérisson~

C’est le dernier livre en date que je suis en train de finir. Je le trouve tout simplement sublime. Tant par la fluidité de l'écriture que par la profondeur des idées, les diverses références culturelles non rébarbatives, l’humour, les émotions transmises.

On m’a longtemps parlé de ce livre tant en cours d’édition que les gens autour de moi.

Avant de partir en vacance à Arès (Gironde), qui sera le sujet d’un de mes prochains articles, j’ai été faire un tour à Gilbert (un de mes lieux sacrés non pas pour la qualité de son personnel, excepté en caisse, mais pour la multitude de livres.) histoire de fureter sur des livres et en cherchant particulièrement un : la compagnie des loups d’Angéla Carter, quand je vois que l’élégance de l’hérisson est sorti en poche chez Folio. Moment d’hésitation puis je me laisse submerger par ma passion de dévoreuse de livres. Et je n’ai pas regretté. Certes, au début le livre est assez déroutant par sa présentation. De plus, le langage employé peut se montrer très spécialisé, donc difficile à aborder mais dès que l’on rentre dedans, il est difficile de s’en détacher et il est pénible d’être interpellé toutes les cinq secondes, de plus inutilement.

Ce qui m’a le plus frappé, c’est que pleins des idées exposées concordent aux miennes. Moi qui me disait que j’étais la seule cinglée à penser qu’un auteur n’écrit pas un texte dans le but d’être décortiqué dans le futur mais bien à passer des émotions, et bien j’ai été agréablement surprise de penser que la jeune Paloma pensait ainsi aussi. Moi qui me demandait à quoi se tenait la dénomination des choses, je vois qu’elle se pose les mêmes questions.

                      « Le français avec Mme Maigre se résume à une longue suite d’exercices techniques, qu’on fasse de la grammaire, ou de la lecture de textes. Avec elle, on dirait qu’un texte à été écrit pour qu’on puisse en identifier les personnages, le narrateur, les lieux, les péripéties, les temps du récit, ect. Je pense qu’il ne lui est jamais venu à l’esprit qu’un texte est avant tout écrit pour être lu et provoquer des émotions chez le lecteur. Figurez-vous qu’elle ne nous a jamais posé la question « Avez-vous aimé ce texte/ce livre ? » C’est pourtant la seule question qui pourrait donner un sens à l’étude des points de vue narratifs ou de la construction du récit. » extrait de la pensée profonde n°10 de Paloma.

C’est une lecture que je vous conseille fortement si ce n’est pas déjà fait. J’ai hâte de voir le film qui a été réalisé avec Josiane Balasko : Le Hérisson.

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